Les Igoudar de l’Anti-Atlas : un patrimoine en péril à défendre et à préserver

Posted on 18 novembre 2016

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Lors de mon excursion de 2009, dont j’ai parlé ici, j’ai poursuivi ma route jusqu’à Aït Baha, d’où, sous la conduite d’un chauffeur de taxi dévoué qui m’a servi de guide, j’ai eu l’occasion de découvrir deux autres greniers collectifs fortifiés.

Le premier est celui d’Imchguiguiln (ou Imchguigueln) dont le gardien protège et met en valeur les richesses.

On trouve sur Youtube un film scindé en deux parties présentant la visite guidée par ce même gardien de l’agadir : cette vidéo est riche en informations et aborde différents aspects du bâtiment comme son architecture, son histoire, son fonctionnement, ses défenseurs et usagers, et ces autres habitants que sont les chats dont je vous laisse découvrir le rôle essentiel pour le grenier collectif et sa communauté :

Pendant la visite, on se balade donc entre ombre et lumière au pied de hautes murailles de pierres sèches dans lesquelles sont incrustées des dalles en porte-à-faux servant d’escalier aux usagers voulant accéder à leur cellule ou case.

Les portes des chambres sont gravées de motifs géométriques berbères d’une beauté envoûtante. Comme cela est expliqué dans le film, les chiffres peints en noir sont des traces laissées par l’occupation française sous le Protectorat.

Enfin, en faisant le tour du monument, on voit des objets utilisés ou conservés par les villageois, des aménagements précieux comme des citernes, des fortifications…

Je ne parviens pas à me souvenir du nom du deuxième agadir.

Malheureusement, il m’a semblé abandonné et son état était inquiétant.

J’y ai retrouvé les éléments habituels : pierres sèches, dalles en porte-à-faux, merveilleuses portes en bois gravées ou peintes, serrures de bois pour sécuriser les cellules, jarres pour conserver les céréales, documents officiels tels que des contrats, sur papier ou tablette…

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Le paysage en contrebas du bâtiment, qui s’élève sur une petite colline, est splendide. Pour terminer, le chauffeur de taxi m’a amené jusqu’à une mystérieuse pierre portant une empreinte de pied…

Si quelqu’un reconnaît cet agadir, ces paysages lumineux ou cette curiosité moulée, s’il vous plaît, qu’il m’en donne le nom en laissant par exemple un commentaire.

Pour poursuivre cette promenade, vous pouvez consulter l’ouvrage de Salima Naji :

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