T comme Tafraoute

Posted on 16 novembre 2008

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Eh oui, ça fait presque six mois que je n’ai rien posté sur mon blog. Eh non, Nicolas Sarkozy n’a pas été élu pour une deuxième fois (tant il est vrai que ce genre d’élections est dur à avaler et à encaisser, et stérilisant pour la pensée). La réalité, c’est que mon ordinateur est tombé en panne au mois de juin, et a été réparé tardivement, et puis remplacé.

Mais bon, aujourd’hui tout va bien, j’ai un nouvel outil de travail, Obama a été élu et je reposte sur mon blog.

Reprenons là où je m’étais arrêté, à mon excursion de Noël dernier dans le sud : après T comme Tinmel et sa riche histoire, T comme Taroudannt et ses imposantes murailles, T comme Tiznit et ses bijoux berbères, voici T comme Tafraout.

Tafraout est un « petit bourg sauvage », pays des amandiers en fleurs (en saison), loti en face d’un cirque montagneux époustouflant. Ce dernier prend littéralement feu une fois caressé par les derniers rayons de la journée, et depuis la terrasse de l’hôtel, je ne fus pas le seul à me repaître du spectacle de cet embrasement final.

Tafraout, un petit bourd sauvage

Tafraoute, petit bourg tranquille

Le cirque de Tafraout s'enflamme

Le cirque de Tafraoute s’enflamme

 

 

Avant que la nuit ne tombe, j’ai tout de même galopé jusqu’aux fameuses gazelles de Tazekka. T comme Tazekka…

 

Gravures de Tazekka

Gravures de Tazekka

 

Tafraout était une destination qui m’attirait parce que j’avais lu dans mon guide que non loin de cette localité se trouvait un site célèbre parmi les amateurs de land art (dont je fais partie) : les rochers peints de Jean Vérame.

J’ai donc loué une bicyclette pour les atteindre. L’aller a été particulièrement éprouvant, sans que je comprenne vraiment pourquoi. Mais tout s’est éclairé au retour, lorsque je suis retourné à mon point de départ sans avoir à donner un seul coup de pédale.

Aguerd-Oudad

Aguerd-Oudad

Chaos rocheux d'Aguerd-Oudad

Chaos rocheux d’Aguerd-Oudad

 

 

Sur le chemin, on passe devant le village d’Aguerd Oudad, au pied d’une colline hérissée d’un chaos rocheux, plantée d’arganiers et parcourue par les chèvres, aux couleurs vives aussi, en parfaite harmonie avec le paysage sec. Puis c’est davantage le désert, et on arrive à la petite gorge où d’énormes rochers sculptés et polis par les vents sont recouverts d’une couche de bleu qui s’évanouit un peu plus pluie après pluie. La peinture doit dégoutter par terre. Je me suis assis sur un petit rocher d’où j’avais une belle vue sur l’ensemble de l’œuvre. En contrebas, on entendait des musiciens qui jouaient des percussions.

 

Les rochers peints de Jean Vérame - 2007

Les rochers peints de Jean Vérame – 2007

 

La vallée des Ammeln est, dans une direction opposée, à voir également. Aux montagnes s’accrochent des maisons typiques avec une large terrasse et une tour d’angle. Je voulais visiter la maison traditionnelle d’Oumesnat, mais sur le vélo mes cuisses ne m’ont pas mené là où je voulais.

 

Vallée des Ammeln

Vallée des Ammeln

 

A Tafraout on se rend compte une fois encore que le Maroc est une mosaïque de paysages et que leurs couleurs éclatantes dessinent des motifs qui rivalisent sans peine de beauté avec les zellij traditionnels.

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