Sur la route du Tizi n’Test : la route

Tizi signifie « col » en berbère : le Tizi n’Test, c’est donc le col du Test, qu’il faut franchir quand on choisit, comme moi, de relier Marrakech à Taroudannt par la montagne.

C’est une route dangereuse. Sur la carte Michelin, elle est même matérialisée en gros pointillés noirs, le code pour « Achtung ! Motorbremsen !».

Cependant, avais-je entendu dire, c’était aussi une route magnifique, traversant des paysages renversants.

Je me suis rendu donc à la station de grands taxis et j’en ai loué un à la « corsa », c’est-à-dire pour moi tout seul. Et puis c’est le départ.

En sortant de Marrakech, on roule d’abord longuement sur une vaste plaine avec pour toile de fond les imposantes montagnes bleues du Haut-Atlas. Peu à peu, elles s’élèvent, et révèlent leur relief. Elles sont alors déjà très impressionnantes.

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Puis la route grimpe. Les paysages sont verdoyants, avec un petit air alpin, l’air est frais, les vallées encaissées sont rafraîchies par de petits oueds bien alimentés en eau. On dépasse plusieurs localités typiques comme Asni, Imlil, base de départ avant l’ascension du fameux Toubkal, le plus haut sommet du Maroc, Ouirgane… Nous avons fait une halte à Tinmel, où sommeille une merveilleuse et antique mosquée almohade, dont je vous parlerai bientôt. Et puis on suit le cours du n’Fis, on arrive à Ijoukak : l’ensemble, le village, l’oued et les montagnes forment un tableau d’une grande beauté et très pittoresque.

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Au-delà : l’ascension jusqu’au col.

Celle-ci est encore assez longue. Et à partir de ce moment-là, on prend conscience de la dangerosité de la route, étroite, difficile à négocier dans les virages serrés. Dans l’un d’eux d’ailleurs, alors qu’un autre véhicule surgissait brusquement devant nous, le chauffeur a été contraint de donner un violent coup de volant à droit, faisant crisser le gravier juste au bord de la route qui ne présentait aucune protection. Plus tard, je distinguai sur le bitume des plaques blanchâtres, luminescentes, sur les portions de route qui demeuraient dans l’ombre, et commençai à me poser quelques questions. A un moment j’eus même l’impression que notre véhicule « prenait le large ». Plus loin je vis une voiture dans le ravin, de justesse retenue par un bouquet d’arbres, avec quelques hommes au bord de la route autour qui se réchauffaient autour d’un brasero. Le chauffeur me fit comprendre que la voiture en question avait dérapé sur le verglas…

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Mais nous avons franchi le col. Juste après, la route prend une allure tout à fait différente, plus aride, plus minérale, le vert laissant la place à un jaune sable. La vue que l’on a alors sur la plaine et qui inonde le pied des montagnes est époustouflante. Une mer ocre étale sa surface unie et chaude de terre et de sable à perte de vue.

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La descente est impressionnante aussi, mais le col une fois franchi, le sud sans limites occupant les yeux, elle semble plus confortable. Jusqu’à Taroudannt.

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